Résoudre un litige avec un prestataire
Une grande société de transport gérait sa flotte avec un logiciel propriétaire, certes efficace, mais devenu inadapté aux besoins spécifiques de l'entreprise. Pour s’affranchir de ce dernier, elle a fait appel à une entreprise de développement. La mission ? Créer un ERP sur mesure pour remplacer cet outil historique.
Le projet était ambitieux, les promesses alléchantes, et le budget validé. Un an plus tard, pourtant, rien ne fonctionnait. Les équipes internes étaient épuisées, le prestataire étranger jouait la montre, et la facture mensuelle du logiciel legacy continuait, elle, de tomber imperturbablement. C’est à ce moment critique que nous avons été appelés à la rescousse.
La situation était bien pire que ce que l’on imaginait. Après un an d’investissement, le nouvel ERP était partiellement livré, mais inexploitable : bugs critiques, performances désastreuses, fonctionnalités clés manquantes. Le prestataire étranger se retranchait derrière des interprétations discutables d'un cahier des charges exclusivement oral.
Pour l’entreprise cliente, c’était un piège à double tranchant :
Les équipes internes ne savaient plus à quel saint se vouer. Fallait-il jeter l’éponge et perdre des centaines de millier d'euros ? Éponger encore les dépassements mais sauver le projet ? Personne n’avait la vision technique et juridique pour trancher, et le prestataire en jouait parfaitement.
Nous avons posé nos valises et mené une contre-expertise en règle. Pendant plusieurs semaines, nous avons passé au crible l’intégralité du dossier :
Cette plongée dans les abysses du projet nous a permis de constituer un rapport d’audit solide, étayé de preuves techniques irréfutables. Forts de ce dossier, nous avons recommandé à l’entreprise d’engager des poursuites judiciaires pour manquement contractuel. Et nous ne nous sommes pas arrêtés là : nous avons accompagné leurs équipes dans la rédaction de tous les documents techniques nécessaires (annexes, justificatifs, comparatifs fonctionnels) pour transformer le dossier papier en une arme de conviction massive face au tribunal et aux négociateurs.
Un gouffre évité : nous avons permis d’interrompre net les développements inutiles. Au total, ce sont des centaines de milliers de dollars de coûts de développement qui ont été épargnés à l’entreprise.
En quelques mois, nous avons transformé un fiasco de 18 mois en une victoire stratégique. L’entreprise a non seulement récupéré des capitaux, mais elle a surtout récupéré la maîtrise de son système d’information. Parfois, la meilleure façon d’avancer, c’est d’abord de savoir dire stop et de se faire entendre.